La Webcam – Témoignage
Bonne lecture,
Catherine.
De plus en plus, nous entendons parler dans les médias de tout genre de la fulgurante montée du cybersexe, tant chez les jeunes que chez les moins jeunes. Les médias tentent de nous informer tant bien que mal sur ce qu’est cette pratique, mais peu, voire aucun, ne réussissent à la documenter à l’aide de faits vécus. Effectivement, les gens qui pratiquent le cybersexe et qui l’admettent publiquement se font rarissimes. Dans les prochaines pages que vous allez lire, je vais tenter de vous raconter, au meilleur de mes souvenirs, ma difficile expérience dans le monde du cybersexe. J’ai écrit ce texte non pas pour attirer les projecteurs sur mon cas, mais pour me vider le cœur de cette expérience qui a terni ma vie sexuelle pendant tout le long de mon adolescence. J’espère que ce texte vous aidera à mieux comprendre le vil caractère que recèle cette pratique.
Tout a commencé au début de mes études secondaires. Mes parents m’ont fait un cadeau qu’ils croyaient à la base anodin, mais qui a chambardé ma vie sexuelle : une webcaméra. Sans le savoir, ce moment que je croyais heureux, car je désirais cet objet depuis fort longtemps afin de communiquer avec le monde entier sans frontières, s’est avéré devenir un objet de perversion sans pareil. Dès les premiers instants où j’ai reçu ce cadeau, je me suis empressé de le faire fonctionner, afin d’élargir mes horizons.
Tout allait bien, jusqu’à ce que je fasse la connaissance, la même année, d’un Texan qui se disait être mon ami. Au départ, nos conversations se déroulaient très bien. Nous parlions de nos différences, de nos mœurs et coutumes qui différaient, etc. Puis, il est venu subtilement sur un terrain qui m’était méconnu jusqu’alors : le sexe. Je venais à peine de découvrir la masturbation, comme tout bon adolescent de cet âge. Il a commencé à aborder le sujet de la façon la plus large possible, puis tel un tamis qui sépare les gros grains afin de garder le sable le plus fin, il s’est empressé d’entrer dans le vif du sujet et de me demander ce que je faisais, moi, jeune pubère qui assistait aux premiers balbutiements de l’éveil sexuel. Au départ, j’étais gêné, mais l’Internet agit comme l’alcool sur un cerveau : il diminue les inhibitions. C’est alors que je me suis mis à déblatérer sur mes premières expériences onanistes. [...]