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La prévalence des troubles d’anxiété
chez les jeunes gais et lesbiennes
pourrait contribuer à prévenir le suicide
selon une étude du Douglas

Dans  une étude exploratoire, des chercheurs de l’Institut universitaire
en  santé  mentale Douglas ont observé que les jeunes gais et lesbiennes
étaient douze fois plus susceptibles de souffrir d’un troubles d’anxiété
et  étaient  plus  enclins à consulter un professionnel en santé mentale
que l’étaient les jeunes hétérosexuels.

Johanne  Renaud,  M.D.,  M.Sc.,  chef  médical de la section jeunesse du
programme   des  troubles  dépressifs  du  Douglas,  et  ses  co-auteurs
soulignent  que  « dans le mois précédent leur décès, ces jeunes étaient
plus  susceptibles  d’avoir  consulté  un professionnel de la santé,  un
psychiatre  et  d’avoir  été hospitalisés. » Les professionnels en santé
mentale  pourraient  donc considérer cette situation comme un facteur de
risque  de  suicide  et,  par  conséquent, avoir l’opportunité d’agir en
prévention.

Cette étude, publiée ce mois-ci dans la Revue canadienne de psychiatrie,
est  la  seule  étude  canadienne  à  se  pencher  sur  l’orientation et
l’identité  sexuelle  comme  facteur  de  risque  de suicide. Toutes les
victimes   de  leur  échantillon,  indépendamment  de  leur  orientation
sexuelle,   démontraient  une  psychopathologie  similaire  généralement
associée  au  suicide. Cinquante cinq enfants et adolescents victimes de
suicide  et  cinquante  cinq  sujets  témoins de la collectivité ont été
évalués à l’aide
d’entrevues  et  de  questionnaires  menés  auprès  de  proches  sur des
questions   d’orientation   et   d’identité   sexuelle   de  diagnostics
psychopathologiques et d’utilisation de services.

Les auteurs
Johanne Renaud, M.D., M.Sc., Marcelo Berlim, M.D., M.Sc., Melissa
Begolli, M.D., Alexander McGirr, M.Sc., Gustavo Turecki, M.D., Ph.D.
http://publications.cpa-apc.org/browse/documents/2

Mentions
L’étude a été financée par le Fonds de recherche en santé du Québec
(FRSQ). Johanne Renaud a bénéficié d’une subvention salariale de la part
des Instituts de recherche en santé du Canada (ICRS).

Les chercheurs tiennent à remercier chaleureusement toutes les familles
pour leur contribution essentielle à leur étude.

 

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