L’homosexualité de mieux en mieux acceptée en Abitibi-Ouest
L’homsexualité de mieux en mieux acceptée en Abitibi-Ouest
Myriam Dupuis fait partie d’un groupe d’une vingtaine de personnes qui se verront confier le mandat d’offrir des ateliers sur la réalité homosexuelle en Abitibi-Ouest. (Photo: gracieuseté)
Publié le 28 Février 2011
Publié le 25 Février 2011
Patrick Rodrigue
AbitibiExpress
Même s’il reste encore du chemin à parcourir, la situation des gais, lesbiennes et bisexuels (GLB) s’est grandement améliorée en Abitibi-Ouest.
Sujets :
Groupe GLB , MRC , Station , Abitibi-Ouest , Montréal , Rue Catherine Daigle
C’est le constat qu’en tire Myriam Dupuis, animatrice dans les comités jeunesse en milieu rural d’Abitibi-Ouest et elle-même homosexuelle. «Je suis allée vivre deux ans à Montréal et à mon retour, j’ai constaté une nette amélioration. Les gens sont maintenant plus ouverts face à l’homosexualité», a-t-elle indiqué.
Plus de peur que de mal
Selon elle, ce sont souvent les GLB eux-mêmes qui hésitent à en parler, par crainte des réactions négatives de leur entourage.
«Lorsqu’un jeune découvre qu’il est attiré par des personnes du même sexe, il voit souvent ça comme la fin du monde. Il a peur de subir un jugement négatif des autres, quelque chose de très important chez les ados, ou encore de se faire renier par sa famille et ses amis. Mais souvent, il y a bien plus de peur que de mal. Il y a sûrement encore des histoires tristes, mais à ce jour, je ne connais personne qui a vécu l’enfer», a-t-elle assuré.
Mme Dupuis cite en exemple le cas récent d’une adolescente venue la voir, apeurée à l’idée d’annoncer à ses parents qu’elle avait désormais une amie de cœur.
«Je lui ai simplement répondu que si sa famille l’aime vraiment, elle ne cessera pas de l’aimer à cause de son orientation sexuelle, a-t-elle relaté. L’important, c’est de s’accepter soi-même. Quand on s’affirme, on se sent beaucoup mieux. Avec soi, mais aussi avec les autres.»
Présenter des modèles positifs
C’est dans cette optique que le Groupe GLB a vu le jour en 2008. À l’origine, son mandat visait à offrir aux jeunes GLB d’Abitibi-Ouest un lieu d’échange et de discussion. À présent, le groupe veut être plus proactif et améliorer leur mieux-être.
«L’important, c’est de s’accepter soi-même. Quand on s’affirme, on se sent beaucoup mieux. Avec soi, mais aussi avec les autres.» – Myriam Dupuis
Pour y parvenir, le groupe veut notamment favoriser le réseautage des jeunes GLB d’Abitibi-Ouest afin de briser leur isolement et dispenser des ateliers d’information et de sensibilisation sur la réalité homosexuelle. «On veut faire connaître des mentors, des modèles positifs pour les GLB de notre MRC. Myriam en est un très bon exemple», a mentionné la travailleuse de rue Catherine Daigle, en charge du Groupe GLB.
D’ailleurs, pour Myriam Dupuis, la clef de l’acceptation réside dans la communication. «À force d’en parler, la perception s’améliore. De toute manière, l’homosexualité est une réalité qu’on ne peut nier», a-t-elle fait valoir.